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Fin de journée
Zoran Savic (avec son aimable autorisation)
Son recueil de poésies : http://www.thebookedition.com/le-temps-emporte-par-le-vent-de-savic-zoran-p-47897.html
Gratuit sur Alorthographe.com : découvrez 1350 mots, 3 niveaux de jeu et 27 catégories.

FIN DE JOURNÉE
 
 
L’oiseau blanc, sans nom, admire son vol dans le miroir, croyant toucher l’océan en feu.
Sur la ligne d’horizon, la lumière vient se transformer en un magnifique spectacle d’arc en ciel.
L’oiseau sans nom devient couleur d’horizon, la splendeur commence enfin.
 
La lumière a changé, elle devient rouge coquelicot, veloutée puis satinée en se renversant sur l’immense esplanade du miroir aux couleurs d’arc en ciel.
Par-ci par-là, une pièce d’or, une pièce d’argent, un diamant, un rubis, ou une perle comme si  quelqu\'un avait renversé toute la boite à bijoux de la galaxie.
La lumière devint un instant argent, or, perle et diamant.
L’océan fier de sa beauté commence à valser en douceur comme si il avait peur de perdre un instant ses splendides bijoux
 
L’oiseau jaloux vient de plonger sans penser à la tromperie du miroir, espérant ramasser quelques valeurs pour son embellissement.
Le miroir comme si on ne le dérangeait pas, continue de développer son spectacle, il s’ouvre éclatant, les bijoux tout autour de l’oiseau plongeant.
La couleur du spectacle devient vert foncé, l’oiseau se pare un instant de quelques bijoux imaginaires.
Le miroir remet tout en ordre comme si il se préparait à partir pour le bal le plus important de son existence.
L’oiseau se perd, il sort sans couleur déversant autour de lui quelques bijoux dérobés.
Un moment de plaisir, mais l’oiseau devient la couleur de l’horizon, rien de plus.
 
De loin un spectateur timide caché sous son voile de soie blanche, participe au spectacle interminable et s’approche à petit pas.
Les couleurs évoluent.
Elles sont maintenant des milliers, comme si le miroir composait en un instant des colliers de toute la richesse déversée sur lui.
Fière que l’oiseau n’ai pas emmené une seule pièce de ces richesses, il continue à glisser calmement vers l’infini.
La lumière perdant quelques éclats, la magie diminua en quelques instants.
La beauté, elle resta intacte.
 
L’oiseau croyant ne pas être trompé plus loin par la même chose, se perd majestueusement hors de ma vue.
Les colliers sur le miroir sont fait d’éclats de toutes ses richesses, se mélangeant puis se séparant pour devenir à nouveau des colliers d’une beauté jamais conçue.
Le miroir indécis composa en quelques instants des milliers de modèles à son goût comme pour me demander de choisir les plus réussis.
 
Je suis ému et je n’ai pas le temps de capter toutes les couleurs de la composition du miroir, magicien imperturbable composant de plus en plus vite des colliers de couleurs et de formes variées.
Le spectateur s’approche un peu plus près et un peu plus vif comme si il enlevait une partie de sa robe de soie blanche
Le miroir se calme maintenant.
Vert plus foncé il devient carrément noir, son extrémité est décorée de fins colliers blancs, mais, peu de couleurs me caressent les pieds.
 
Le spectateur est tout près.
Une autre magie se met en route.
 
Le miroir un peu plus agité, regrettant de perdre une partie de sa magie, devient couleur or sur un fond vert émeraude.
Je suis présent dans cette rivalité entre les deux magiciens.
Le miroir se met en colère, comme s’il voulait se débarrasser de ce nouveau magicien sans chaleur et couleur à sa baquette magique.
Perturbé par la force du magicien blanc, il refuse de se parer de ces couleurs, remue de toute sa force sa surface, essayant de le noyer.
 
Un autre spectacle commence.
Comblé de la splendeur passée je m’éloigne de ce nouveau spectacle.
Tient l’oiseau me suit.
      Zoran Savic

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